Depuis l'annonce de l'iPhone, lors de la "Keynote" (Macworld, San Francisco) de janvier 2007, ce téléphone d'un nouveau genre, ne passe pas une semaine sans apparaître sur les pages de nos sites et magazines spécialisés préférés.Là où les smartphones restent le terrain des seuls technophiles, qui sont assez accros pour tirer partie des fonctionnalités proposées, l'iPhone est déjà largement connu et suscite la convoitise, avant même d'être disponible : plus de la moitié des américains montrent un intérêt pour le produit.
Apple profite donc du succès mondial de l'iPod (plus de 10 millions écoulés au T1 2007) et de son image innovante (n° 1 au classement de BusinessWeek depuis 3 années consécutives) pour s'engouffrer sur le marché juteux du mobile (près de 200 millions d'unités vendues à travers le monde en 2006). Ses ambitions (1% de part de marché dans un premier temps) pourraient rapidement être revues à la hausse, si le succès se confirme.
Encencé par certains, démoli par d'autres, que peut-on réellement attendre de cet appareil ? Quelques éléments de réponses...
Interface
Le point fort d'Apple est sans conteste l'ergonomie matérielle et logicielle de ses ordinateurs et baladeurs. L'iPhone ne fait pas exception et cela promet un usage complètement nouveau des fonctionnalités d'un téléphone mobile.
Le design de l'OS est superbe, tout est clean, clair et agréable à l'oeil. Sans conteste, il séduit au-delà des seuls aficionados de Mac OS X.
Un design très étudié
L'iPhone n'a pas à rougir face à ses concurrents, bien au contraire. Ses dimensions sont dans la moyenne de ses principaux concurrents (Motorola Q9, Samsung i600, Nokia E61 ou SonyEricsson w950i, etc.) avec "mention spéciale" pour sa finesse (11,6 mm).
Le style est épuré et aucun bouton proéminent ne vient briser l'harmonie des courbes. L'utilisation du noir laqué et de l'aluminium brossé, lui donne une élégance particulière.
L'écran, par sa taille (3,5 pouces) et sa résolution (320x480) surclasse tout ce qui existe sur le marché l'heure actuelle.
Une grande simplicité d'utilisation
L'avantage certain d'Apple se situe principalement dans l'utilisation nomade des contenus numériques, avec des avantages certains :
- L'ergonomie et la facilité d'utilisation inégalée des baladeurs iPod
- La qualité de restitution des fichiers audio et vidéo
- La synchronisation, via iTunes, du contenu numérique à emporter (audio, vidéo, photo)
A en croire la démonstration réalisée lors de la Keynote, les fonctions de téléphonie et de messagerie n'ont pas été laissées de côté. Ecrire un SMS, Rédiger un mail avec photo ou pièce jointe, réaliser une conférence téléphonique, semblent d'une déconcertante facilité.
Du contenu mobile
Les deux géants d'Internet Yahoo ! et Google sont déjà de la fête : le mail pour le premier et la cartographie (Google Maps) pour le second. Il suffit de voir comme ils sont profiliques (blog, suite bureautique en ligne, lecteur RSS, annuaire mobile, etc.) pour raisonnablement penser que d'autres services vont rapidement voir le jour.
Un mobile "Tout-en-un", mais pas seulement
Tous les constructeurs de mobile tendent à proposer des mobiles convergents, rassemblant des fonctions de lecteur audio et vidéo numérique (SonyEricsson, Nokia) et d'agenda électronique (HTC, Palm).
La principale différence d'Apple avec ses concurrents est que les fonctions proposées découlent des usages et non l'inverse. Cela est d'ailleurs frappant pour tout utilisateur de Mac OS X et de sa suite iLife. Là encore, la firme de Cupertino nous propose l'essentiel, avec de petites touches d'innovations, dont le seul objectif est de faciliter l'utilisation quotidienne de son mobile.
Une intégration complète à l'existant
Pourquoi changer une équipe qui gagne ? iTunes étant le cheval de bataille d'Apple, l'intégration de l'iPhone coule de source. D'une plateforme musicale, le logiciel s'est rapidement transformé en gestionnaire multimédia, autorisant de gérer le plus simplement du monde les photos, vidéos, podcasts, contacts, qui doivent êtres synchronisés avec l'ordinateur.
Les mails et l'agenda viennent compléter ce dispositif, en se basant sur les applications existantes de Mac OS X (Mail et iCal).
Des évolutions régulières de l'OS
Comme sont concurrent de Redmond, Apple propose des mises à jour régulières de son système d'exploitation. Ce n'est pas le cas pour les OS des mobiles, qui restent souvent figés à une version. Les évolutions proposées sont souvent complexes et/ou risquées (faisant parfois sauter la garantie, ce qui est un comble !).
Steve Jobs a d'ores et déjà annoncé que de nouvelles versions logicielles seront disponibles, sans coût additionnel.
La plateforme Mac OS X
Au contraire du leader du marché et son OS allégé (Windows Mobile ou Pocket PC), le système d'exploitation faisant tourner l'iPhone n'est autre que Mac OS X (Tiger, peut-être Léopard ?). Celui-ci, déjà présent dans tous les Mac (MacBook et iMac) a notamment prouvé sa stabilité et ses performances.
Ce choix permettra certainement de favoriser le portage des applications existantes sur les ordinateurs de la Pomme, vers l'iPhone. C'est déjà le cas pour le navigateur Web "Safari", dont les fonctionnalités sont très proche de ce que propose Nokia (dans ses appareils embarquant la version S60 du sytème d'exploitation Symbian).
Les innovations de l'iPhone
Matériel :
- Ecran tactile sans stylet ! "BYOF" (Bring Your Own Fingers)
- Capteur de proximité (il s'éteint et se vérouille lors des appel) et de luminosité
- Détecteur de postionnement (portrait / paysage) comme sur les APN récents
Logiciel :
- Message vocaux consultables dans n'importe quel ordre
- Widgets (modules d'information dynamiques)
- Gestion des images (manipulation, recadrage)
Nul n'est parfait...
Première grieffe, le téléphone n'est pas compatible 3G (UMTS). A l'heure où les contenus mobile se développent (musique, vidéo, surf mobile) cela peut paraître rédibitoire ! En fait, ces services sont déjà offerts off-line (via iTunes) ou grâce au Wifi, dont les hotspots (en zone urbaine dense) se développent à grande vitesse.
Ensuite, on peut se demander si l'usage des doigts sur l'écran ne va pas le rendre perpétuellement gras et sale ? On ne sera fixé qu'a l'usage. Il serait bien qu'Apple pense à un étuit pouvant nettoyer l'appareil.
Autre point ou l'iPhone est attendu au tournant : l'autonomie. Avec cette immense écran et des fonctions qui vont rendre l'usage intensif, on attend un "minimum vital" de plusieurs heures (sans espérer plusieurs jours...).
Question logiciels tiers, il faudra que le succès soit au rendez-vous, pour inciter les développeurs à proposer leurs applications. Néanmoins, le package de départ devrait ravir les 3/4 des utilisateurs, car le produit s'adresse à tout le monde et pas aux seuls "geek".
Enfin, quid de la compatibilité de l'agenda et de la messagerie avec Windows ? Si Apple veut imposer son mobile, il faudra penser à l'écrasante majorité de personnes utilisant Outlook, notamment en entreprise, où l'iPhone peut également se révéler performant.
Les sites qui parlent de l'iPhone :
- Le site officiel d'Apple
- La page Wikipédia
- Le blog français (non officiel)
- Le plein de photos
Première bonne surprise : ne disposant pas de la facture (produit US, ramené par un ami) le SAV se contente du n° de série (au dos de l'appareil) pour prendre en compte ma demande. Un bref diagnostic est réalisé et on me confirme que l'iPod doit être réparé ou échangé. Un retour par transporteur est programmé.
Pour fournir l'iPod à UPS, c'est un peu laborieux, il ne passe qu'en semaine et il faut transmettre le baladeur en main propre. Il est ensuite emballé dans un carton, direction le SAV. Après 2 semaines de jeu du chat et de la souris avec UPS, l'iPod est récupéré le 02/05. Tout a été beaucoup plus vite ensuite, car j'ai récupéré un produit neuf le 07/05 !
Résumé de l'opération :
- Enlèvement le 02/05 (après-midi)
- Tracking sur le site d'Apple le 03/05
- Remplacement du produit et expédition le 04/05
- Réception le 07/05
Conclusion, après un démarrage laborieux (récupération du produit) tout c'est déroulé très vite ! Un bon point pour Apple, qui n'a pas tenté d'éluder la garantie et pour la rapidité de traitement.
P.S : UPS (qui restitue le produit) n'est pas sensé remettre le colis à un gardien ou un voisin. Si le transporteur vous laisse ses coordonnées, voyez directement avec lui pour vous arranger en cas d'absence.
Suivez le lien ci-dessous pour accéder au fichier récapitulatif des principales caractéristiques (en cours de mise à jour).
Tableur Google
Les téléphones répertoriés :
- HTC S630 (Cavalier)
- Nokia E61i
- Motorola Q9
- Samsung i600 (Blackjack)
- Apple iPhone
- SonyEricsson P700i
- Palm Tréo 750
- HP iPaq 6915
Les promesses de ventes de logements ont augmenté en février aux Etats-Unis [La Tribune - 03/04/07]
"Alors que les économistes s'attendaient à un recul, les promesses de ventes de logements ont augmenté de 0,7% aux Etats-Unis en février. Sur un an, elles sont toutefois en recul de 8,5%."
Le marché de l'immobilier francilien "en phase d'ajustement" [L'Expension - 03/04/2007]
Paris : coup de frein sur les prix immobiliers [Capital - 04/04/07]
"Selon les notaires franciliens, la hausse des prix a nettement ralenti en 2006, en particulier au 4ème trimestre."
Le haut de la courbe [Boursorama - avril 07]
L'immobilier US s'essouffle, pas la croissance mondiale [France 24 - 05/04/07]
"Le ralentissement de l'économie américaine ne devrait pas peser sur l'économie mondiale. C'est en tout cas ce qu'affirme le FMI dans son rapport semi annuel."
L’immobilier est équilibré [Economie Matin - 06/04/07]
Les prix de l'immobilier ancien quasi stables au premier trimestre [L'Expansion - 05/04/2007]
"Les prix dans l'ancien ont enregistré une hausse de 0,5% par rapport au quatrième trimestre 2006, selon la FNAIM. Ils affichent une progression de 6,5% sur un an. Les agents immobiliers estiment que la hausse pourrait se situer entre 3,5% et 5% cette année."
L'immobilier britannique sous la menace d'une hausse des taux [Le Figaro - 06/04/07]
"La Grande-Bretagne est à son tour touchée par la hausse des retards de paiement sur les prêts immobiliers « non conventionnels »."
Craintes aux USA sur fond de prédictions de A. Greenspan et avertissements de B. Bernanke : ancien et nouveau président de la FED, s'accordent maintenant sur un avenir incertain.
Concrètement, la forte baisse des mises en chantier sur le premier trimestre 2007 et la faillite de sociétés de crédit à risque (New Century) font planer le doute sur la poursuite de la croissance de l'économie américaine.
Les marchés financiers accusent le coup, avec des répercutions marquées à Wall Street. Le phénomène semble avoir traversé l'Atlantique, avec une première alerte en Grande-Bretagne. Néanmoins, la part de marché de ces sociétés ne représentant que quelques pourcent du marché, les risques semblent limités.
En France, les agents immobiliers (FNAIM), spécialistes du crédit (meilleurtaux), "experts" et notaires constatent un tassement de la demande, quand certains parlent du "haut du cycle" (PAP).
Les économistes, sont de leur côté plus alarmistes (Marc Touati) et annoncent clairement la couleur : -5 à -10 % sur les 12 prochains mois. De nombreux indicateurs viennent étayer cette tendance, dont les effets conjugués de la solvabilité décroissante des primo-accédants et de la hausse des taux, orchestrée par la BCE, pour écarter les risques inflationnistes sur la zone Euro.
Malgré cela, la presse se fait l'écho des aspirations des (jeunes) français : devenir propriétaire (à tout prix ?). L'incertitude des retraites, les taux encore bas (les banques rognant leurs marges) et le sentiment de pénurie de logements, jouent à plein.
Outre l'évolution des prix, il faudra surveiller sur les mois à venir : les stocks et le volume des biens proposés, les taux de négociations et les délais moyen de transaction (Boursorama).
Autre facteur important : les élections présidentielles, où aucun candidat n'a intérêt à parler d'une possible crise du secteur. Wait and see...